Les bénéfices du coaching de dirigeants.

La demande de coaching de dirigeants connait une croissance fulgurante ces vingt dernières années. Au-delà de tout phénomène de mode, une raison probable de ce fort développement réside dans son efficacité.

Des bénéfices financiers avérés

De nombreux indicateurs confirment que le coaching de dirigeant constitue un investissement particulièrement judicieux pour les entreprises.

Des études récentes évoquent même pour certaines un retour sur investissement impressionnant de 500 à 800%. Dans le même esprit, la Fédération internationale de coaching (ICF) a présenté un ensemble de recherches démontrant que le coaching générerait un retour sur investissement de 4 à 8 dollars par dollar investi. 

« Même des améliorations modestes justifient de recourir à un coach. Un investissement de quelques milliers de dollars pour  un dirigeant responsable de dizaines de millions de dollars est une erreur d’arrondi. » 

Jérome ABARDANEL, vice-président en charge des RH

Citibank

Néanmoins, au-delà de ces ROI alléchants, il convient de ne pas réduire le coaching de dirigeant à son rendement financier. En effet, au-delà, il est également important de ne pas négliger la multitude de bénéfices induits que ce dernier apporte à l’entreprise.

Bénéfices matériels du coaching du dirigeant

Des recherches effectuées par Performance Sales Executive Council ont révélé que le coaching permettait d’augmenter significativement la performances des ventes. Ainsi, l’étude menée sur un échantillon d’entreprises dont les directeurs commerciaux avaient été coachés, a permis de mesurer une augmentation de leurs performances commerciales de près de 8%. Dans le même esprit, une étude publiée dans la Manchester Review  a révélé que les principaux dirigeants des sociétés figurant au classement Fortune 1000 ayant bénéficié d’un coaching avaient constaté une amélioration de leur service client pour plus de 39% d’entre elles, une réduction de leurs coûts pour prêt de 25%  et enfin l’accroissement de leur rentabilité nette de 22% !

Bénéfices immatériels du coaching de dirigeant

Si le ROI du coaching de dirigeants semble donc avéré, ses bénéfices dépassent toutefois le strict aspect financier. Le coaching de dirigeant porte en effet également souvent sur le développement de compétences comportementales ou relationnelles.

«Le coaching fonctionne-t-il ? Oui. Les bons coachs vous apportent un service essentiel : ils vous disent la vérité quand personne d’autre ne le fera. « 

Jack WELCH, ancien PDG de General Electric

Dans ce cas, les résultats peuvent néanmoins s’avérer tout aussi significatifs. Ainsi une enquête réalisée par Clear Coaching Limited rapporte que le coaching de dirigeant entraîne une amélioration des relations de travail au sein des équipes dans plus de 50%.

Un autre bénéfice immatériel souvent négligé du coaching de dirigeants est la réduction du stress. Une étude menée par une Université norvégienne a révélé que le coaching réduisait le niveau de stress des dirigeants de 18% en moyenne à l’issues d’un cycle de 8 à 10 séances de coaching (jusqu’à 47% pour certains d’entre eux). 

Mais au-delà des frontières de l’entreprise, le coaching peut en fait s’avérer « contagieux » ! 

L’effet « contagieux » du coaching de dirigeants

Selon une étude réalisée l’Université de Sydney, les dirigeants ayant bénéficié d’un coaching ont pu constater des répercutions bénéfiques sur leur vie familiale, notamment du fait d’un meilleur équilibre vie professionnelle-vie personnelle ainsi que de meilleures relations avec leur entourage.

Le coaching de dirigeant semble donc engendrer des bénéfices induits se déployant bien au-delà des murs de l’entreprise.

Que l’impact sur l’entreprise du coaching de dirigeant s’évalue par l’amélioration des indicateurs de performance opérationnelle ou directement en termes financiers, son ROI s’avère donc largement positif. Qui plus est, au-delà, le coaching de dirigeant impacte positivement ce dernier tant dans sa relation aux collaborateurs qu’à son entourage.

L’assertivité ou savoir s’affirmer sans agressivité

Traduction littérale de l’anglais « assertiveness », l’assertivité correspond à la capacité d’assumer ses paroles  et ses actes dans le respect de sa propre personne tout autant que dans celui des autres.  Ceci implique à la fois une bonne maitrise de soi ainsi que l’intention manifeste de s’inscrire dans une démarche positive vis-à-vis de ses interlocuteurs !

Mais concrètement, comment s’y prendre afin de « savoir dire les choses » ?

Savoir dire les choses

Pour ce faire, l’assertivité s’appuie tout autant sur le refus de produire que de subir des comportements néfastes tels que :

  • agression ou domination
  • soumission ou fuite
  • ou encore manipulation

Elle permet alors de s’affirmer tout en conservant des relations constructives avec autrui.

L’assertivité réside en fait dans une affirmation de soi responsable et intelligente. Il s’agit de se respecter soi-même en s’exprimant directement, sans détour, mais avec considération.

A ce titre, l’assertivité ne relève en rien de techniques mais bien d’une posture que le coaching permet notamment de travailler. Le travail pourra ainsi porter sur le développement de sa capacité tant à dire les choses (la forme autant que le fond) qu’à les entendre ! A ce tire, le partage de points de vue devient dès lors possible et ce en s’affranchissant largement des conflits. L’assertivité permet alors de favoriser une communication et des relations professionnelles apaisées et constructives.

Assertivité et registres de communication

En matière de communication, on distingue communément trois principaux registres :

– le registre des faits.

La principale caractéristique des faits est d’être indiscutable: « les faits sont têtus » !

– le registre des opinions.

Autant les faits sont têtus, autant toute opinion est pour sa part largement subjective. C’est à ce titre un registre dont il convient d’user avec prudence tant il est susceptible de prêter à discussions voir à opposition. L’opinion comporte en effet de facto un jugement, susceptible de déclencher une réaction de la part de notre interlocuteur.

– le registre des émotions.

Ce dernier correspond aux ressentis. Il est par essence propre à chacun, fruit de son vécu, sa culture, son environnement … Alors que l’opinion juge et donc à ce titre impacte l’autre, l’émotion, lorsque elle est habillement exprimée n’implique que son auteur : cela m’a fait mal,  je n’ai pas apprécié, cela m’a mis en colère,…

A ce titre savoir habilement manier le registre émotionnel dans le cadre de sa communication constitue une des clés de l’assertivité.

Respect et affirmation de soi

Faire preuve d’assertivité consiste tant à se respecter qu’à respecter l’autre.  En effet, oser s’exprimer est primordial pour la richesse et la qualité des échanges, de même qu’être en capacité d’entendre la critique sans chercher systématiquement à se justifier. Au contraire dans ce  dernier cas, faire preuve d’assertivité consiste à reformuler la critique, demander des précisions, avant de choisir de reconnaître les faits ou de les réfuter de manière argumentée. La recherche du fameux « je suis OK, vous êtes OK »  cher à l’analyse transactionnelle devient alors l’objectif poursuivi.

L’assertivité nécessite néanmoins une attitude de fermeté par rapport aux événements et à ce que l’on considère comme acceptable ou non. Elle  implique de facto la prise de conscience et l’affirmation de ses propres limites.

Coaching et assertivité : oser exprimer son avis et poser ses limites

Qu’il s’agisse d’amener le dirigeant ou le manager à savoir:

– exprimer son point de vue de façon plus affirmée

– poser ses limites, savoir dire « non »  

– ou encore réagir efficacement face à l’agressivité

le coach conduira assurément ce dernier vers plus d’aisance relationnelle.

Bien au-delà de la forme, c’est également et surtout sur le registre émotionnel  de la communication que portera le coaching.

Le travail d’accompagnement du coach consistera alors notamment à aider le professionnel à détecter et à gérer les situations l’amenant à réagir sous le coup d’une amplification émotionnelle plutôt qu’à agir avec assertivité.

A la manière d’un accord gagnant-gagnant (win-win), adopter un comportement assertif permet donc d’intégrer au mieux les besoins de chacun, de prévenir les conflits, le cas échéant de contribuer activement à leur résolution. L’assertivité produit par ailleurs un effet d’entraînement sur ses interlocuteurs. Elle permet ainsi d’accroître significativement la qualité des relations et la compréhension réciproque, tout en enclenchant une dynamique  vertueuse au sein de l’entreprise.

Elle constitue à ce titre une compétence comportementale essentielle dans le registre du dirigeant et du manager que l’Executive coaching permet notamment de développer.

La Préparation mentale au service des dirigeants !

Dépassement de soi, motivation, ​ gestion du stress, … parce que les analogies entre le monde de l’entreprise et le monde du sport sont nombreuses, ce dernier représente une véritable source d’inspiration pour les dirigeants et managers.

Alors que les sportifs bénéficient de programmes d’entraînement sur-mesure, pourquoi les dirigeants ne bénéficieraient-ils pas également d’une préparation adaptée à leurs enjeux ?

Qu’est-ce que la préparation mentale ?

La préparation mentale consiste à développer par l’entraînement sa faculté à utiliser au mieux ses propres habilités et ressources afin d’optimiser la performance sportive s’agissant de l’athlète mais aussi le potentiel à diriger et à manager pour ce qui est du professionnel.

La préparation mentale conduit ainsi à acquérir des techniques et outils permettant d’améliorer la gestion des émotions (anxiété, agressivité, stress, …), l’estime de soi, la concentration et la motivation tout en optimisant la ressource essentielle qui est la nôtre à savoir l’énergie dont nous disposons. A noter également que l’un des bénéfices notoire induit par l’ensemble de ce travail est le développement d’une confiance en soi plus stable.

Et dans le monde de l’entreprise !

Travailler son potentiel mental permet au dirigeant de passer d’un fonctionnement en mode « réactif », plutôt subi, à un mode « adaptatif » qui tend vers la maîtrise. Plutôt que de subir les évènements, la préparation mentale lui permet en effet de développer peu à peu sa capacité à (re)prendre le contrôle sur les événements. Progressivement l’entraînement le conduit à identifier et surtout ajuster ses ressentis (émotions) et pensées (cognitions) face à la complexité et à l’incertitude sans cesse croissantes qui caractérisent largement le monde des affaires.

Développer ainsi son potentiel, par la préparation mentale, permet au professionnel d’élargir son champ de conscience. Il devient alors mieux à même de s’adapter aux événements.

Concrètement ?

Qu’il s’agisse du sportif ou du dirigeant, la préparation mentale consiste à mettre en œuvre de manière séquencée, planifiée et adaptée à chacun un ensemble de techniques visant à développer le savoir-faire et la performance.

Dans ce cadre, la préparation mentale, à la manière de ce qui se pratique en matière de préparation physique, s’appuie largement sur la répétition. Ainsi, de la même façon que la répétition physique conduit au renforcement musculaire ainsi qu’à l’ajustement et la maîtrise de gestes techniques, la répétition mentale permet pour sa part de développer de nouvelles habilités mentales aussi bien en matière de gestion des émotions que des cognitions.

Pour ce faire, un des outils central de toute démarche de préparation est l’imagerie mentale.

Imagerie et visualisation mentale

L’imagerie mentale consiste ainsi à créer ou à recréer une expérience, une situation, un  comportement dans sa tête. Si dans le cadre de cet exercice, tous les sens peuvent potentiellement être mobilisés, la visualisation (« je me projette et me vois en action »), demeure la forme d’imagerie mentale la plus couramment utilisée.

Il a en effet été largement démontré que le cerveau ne fait pas de différence entre l’action motrice réelle et l’image mentale de cette même action. Ainsi, visualiser une action ou la réaliser déclenche les mêmes processus au sein du cerveau. Apprendre et stocker des informations dans la mémoire devient alors tout à fait possible par la seule mise en œuvre de l’imagerie mentale.

Dans ce cadre qu’il s’agisse du sportif ou du professionnel, tous deux peuvent bénéficier de cet apport majeur dans l’apprentissage, le renforcement ou la correction de techniques tant gestuelles que comportementales.

Pour quel bénéfice ?

Pour le dirigeant ou le manager, la préparation mentale vise avant toute chose à lui permettre de  développer une meilleure connaissance de soi. Ainsi qu’il s’agisse d’apprendre à gérer la pression et le stess, d’optimiser sa concentration, d’améliorer la stabilité de sa motivation ou encore de  mieux gérer les situations d’erreur ou d’échec, la préparation mentale le conduira à appréhender plus finement l’environnement dans lequel il évolue et à ajuster en conséquence au mieux son comportement.

De même, son efficacité s’en trouvera largement améliorée. En effet, en développant sa capacité à se fixer des objectifs sources de motivation et d’engagement, gérer son énergie afin de s’inscrire durablement dans l’action ou encore en le préparant à affronter les échéances à fort enjeux (rencontre avec des partenaires financiers, négociation d’un important contrat, réunion de crise avec les partenaires sociaux, …) le préparation mentale lui  offrira de nouvelles opportunités.

Au même titre qu’un athlète, dirigeants et managers sont désormais confrontés en permanence à une obligation de résultat. Il est donc naturel que ces derniers puissent bénéficier du même type d’accompagnement. L’acquisition et la mise en œuvre des techniques de préparation mentale issues du sport de haut niveau représentent à ce titre une des réponses à cet enjeu.

Vous souhaitez en savoir plus, découvrir et expérimenter la préparation mentale !

Je vous invite à participer à la journée de formation «  Préparation mentale des sportifs de haut niveau appliquée aux Managers » organisée en collaboration avec le Rouen Normandie Rugby le 28 juin prochain. Dernières places disponibles https://www.retc-coaching.fr/formation-en-management/


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Le business coaching, résolument tourné vers l’action !

A la croisée du coaching de dirigeant, du conseil et de la formation, le business coaching est un processus d’accompagnement qui permet au dirigeant de se concentrer sur l’essentiel de sa mission, à savoir : sa vision, ses décisions et son action.

Intervention du business coach 

Le rôle du business coach est d’accompagner le dirigeant à tous les stades de développement de l’entreprise de sa création à sa transmission.

En effet, quelle que soit la situation dans laquelle celle-ci se trouve, le propre du dirigeant est de savoir arrêter des choix, de décider. Le business coach est alors là pour l’aider à faire face aux difficultés qu’il rencontre dans le cadre de son processus de décision et l’amener à trouver les réponses à ses questions.

A ce titre, il intervient  aussi bien dans le cadre  de la définition du business modèle de l’entreprise, son repositionnement ou sa réorganisation que sur des projets d’amélioration: évolution du mode de gouvernance, problématiques managériales ou RH, …

Selon la taille et la problématique de l’entreprise, le coach intervient soit uniquement auprès du dirigeant dans le cadre des séances de coaching, soit sur le terrain aux côtés de ce dernier et de ses équipes.

Avec le business coaching, le dirigeant évolue dans  le cadre sécurisant et sécurisé (non jugement et confidentialité) posé par le coach. Ceci est notamment possible en raison de la relation suivie et de confiance qui s’instaure entre les deux protagonistes au fil de la démarche d’accompagnement.  Par ailleurs, le coach s’adapte en permanence au rythme du dirigeant selon les contraintes, les besoins et les attentes de ce dernier. Il demeure pour autant garant du cadre et notamment des objectifs initialement définis.

Une réponse à la solitude du dirigeant                      

A noter que le business coaching n’est pas réservé aux seuls dirigeants des entreprises du CAC40, bien au contraire. Il s’étend en effet désormais largement aux PME et TPE. Une raison essentielle à cela : les dirigeants, quelle que soit la taille de l’entreprise, se sentent souvent seuls face à leurs décisions.

Le business coaching conduit en effet le dirigeant à se concentrer sur ses objectifs après avoir pris soin de les lui faire énoncer clairement. De même, il amène ce dernier à formaliser ses décisions sous forme de plan d’actions. Le coach guide enfin le dirigeant dans le cadre du déploiement, l’engage à agir  et ce afin d’atteindre les objectifs préalablement définis.

Qui est le business coach ?

Le business coach est avant tout un professionnel de l’accompagnement qui guide les dirigeants et leurs équipes dans l’élaboration et la mise en œuvre de leurs projets de transformation.

A ce titre, il intervient tant au niveau de la définition de la vision, sa déclinaison en plan stratégique qu’à sa réalisation et ce en vue de faciliter la conduite du changement.

Professionnel de l’entreprise, des organisations et du management, le business coach est également un expert des comportements. A ce titre, il est en capacité d’identifier et décrypter les principales croyances limitantes du dirigeant. Il conduit ainsi ce dernier à se concentrer sur la situation présente, à identifier ses propres freins et l’amène petit à petit à les lever.

Si le business coach aide le dirigeant  à prendre du recul, il représente également le témoin « extérieur » qui écoute, sans juger, mais qui par son jeu de questions conduit ce dernier à repousser ses limites, à sortir de sa zone de confort. Le coach se conduit ainsi à la manière du « sparring partner » qui contribue activement à l’entraînement et à la progression du boxeur.

Entrepreneurs, chefs d’entreprise, dirigeants : vous avez besoin de prendre du recul, de décider, de passer à l’action ?  

Vous venez de lancer votre entreprise ? Vous subissez une phase de forte croissance ? Vous éprouvez des difficultés à développer votre activité ?

Le business coaching  peut s’avérer précieux afin de vous aider à garder le cap.

Coaching et transitions professionnelles

COACHING ET TRANSITIONS PROFESSIONNELLES

DE L’INTÉRÊT DU COACHING DANS L’ACCOMPAGNEMENT AU CHANGEMENT ET LES TRANSITIONS PROFESSIONNELLES

Le changement professionnel est bien souvent source de nombreux questionnements ; il nécessite une grande capacité d’adaptation et d’évolution. Conserver engagement et discernement tout au long de cette période de changement est essentiel pour gérer au mieux une transition professionnelle et ce  quelle que soit sa nature. Le coaching de transition est là pour vous y aider

Le changement, un élément perturbateur

Dans notre vie personnelle comme professionnelle, nous sommes de plus en plus fréquemment  amenés à traverser des périodes de changement. Au travail, un changement, qu’il soit positif ou négatif (changement de poste, recherche d’un nouvel emploi, reconversion professionnelle…), est bien souvent  à l’origine de stress et de pressions, engendrant incertitude et remise en question.

Le changement professionnel peut ainsi être mal vécu : le  salarié est en effet sujet à de nombreuses pressions, tant dans la recherche de performance que de l’évolution de son environnement de travail (culture d’entreprise, collègues, …). Combinés à une vie personnelle également soumise à de fortes perturbations (déménagement, équilibre familial …),  les changements professionnels sont parfois lourds à gérer.

Que le changement soit choisi ou subi, il est important de se faire accompagner afin de pouvoir vivre au mieux cette période et surtout en tirer le meilleur.

Le coaching de transition pour accompagner le changement

Le coaching de transition professionnelle a été mis au point pour aider ceux qui font face à des changements dans leur environnement professionnel. Il propose un accompagnement du salarié tant dans les changements qui lui sont imposés que dans ses démarches pour changer d’orientation professionnelle, rechercher un nouvel emploi, ou encore mettre en œuvre un projet qui lui tient à cœur.

Le coaching professionnel vous permet notamment de vous préparer à faire face au changement, mais aussi de développer votre confiance et connaissance de vous, de mieux comprendre et maîtriser les enjeux de cette phase transitoire.

Le coaching de transition peut être adapté à divers types de situations : nouveau poste, nouvelle carrière, projet de création ou de reprise d’entreprise, ou encore pour accompagner une rupture de contrat ou un départ en retraite.

Le coach de transition peut vous aider à construire un projet professionnel solide en vous aidant notamment à identifier clairement les enjeux qu’il représente pour vous tant sur le plan professionnel que personnel. Il peut aussi vous aider à vous « vendre », autant dans le cadre d’un CV qu’en entretien d’embauche ou d’évaluation individuelle, mais aussi à négocier vos conditions de travail du mieux possible.

Le coaching de transition est donc un accompagnement qui vous permet de conserver engagement et discernement tout au long du processus de changement professionnel.

Si vous êtes confronté à de telles perturbations ou souhaitez vous engager dans une réflexion quant à votre avenir professionnel, alors n’hésitez plus à vous lancer ! Cela vous permettra assurément de gagner en hauteur de vue et sérénité.

Si vous voulez en savoir plus n’hésitez pas à demander un entretien de découverte gratuit et sans engagement en cliquant ici.

Qu’est ce que le coaching de dirigeants et managers ?

Définition du coaching en entreprise

Le coaching en entreprise est un accompagnement professionnel et personnalisé, dispensé à un dirigeant, à un manager ou à une équipe (Codir, Copil, …). Le coach professionnel aide ainsi ces derniers à identifier et déployer par eux-mêmes les moyens de tendre vers leurs objectifs.

La démarche de coaching vise un objectif concret, qui varie selon les besoins : ajustement ou développement de compétences managériales, amélioration de l’efficacité d’une équipe, …

Le coaching est à ne pas confondre avec le conseil ou la formation dont les objectifs et les méthodes diffèrent significativement.

Qui est le coach professionnel ?

Le coach professionnel est un spécialiste qui possède des compétences particulières, notamment dans le domaine de la psychologie, du développement personnel et de la gestion des ressources humaines. Les qualités relationnelles du coach lui-même sont essentielles car l’efficacité de la démarche dépendra avant toute chose de son empathie, de sa capacité à mettre son interlocuteur en confiance, à savoir écouter et comprendre. Le coach doit également parfaitement maîtriser les processus d’accompagnement afin de structurer la démarche, garantir le cadre et la progression vers l’objectif défini.

Un bon coach professionnel est avant tout un guide : il ne doit en aucun cas prescrire des solutions aux coachés mais au contraire aider ces derniers à faire émerger leurs propres solutions. En toutes circonstances, il se doit de rester neutre et ne pas juger !

Les objectifs du coaching professionnel

Le coaching est employé à des fins bien précises qui varient fortement selon le contexte de l’intervention, et en particulier les entreprises et les hommes à qui il s’adresse. Il s’agit donc bien d’une prestation sur-mesure.
Les objectifs du coaching de dirigeants sont le plus souvent d’accompagner ces derniers dans la définition ou le déploiement de leur stratégie de développement ou de transformation de l’entreprise. Le coach constitue dans ce cas une aide précieuse pour le dirigeant afin de définir une vision claire, établir un cap et s’y tenir.

Le coach intervient également afin d’aider les managers (dirigeants, directeurs opérationnels, responsables de services, d’équipes, … ) à développer et améliorer leurs compétences managériales. Si par exemple, vous sentez que vous manquez de leadership auprès de votre équipe, vous pouvez très bien faire appel à un coach professionnel afin de vous aider à développer cette compétence. Ce dernier vous aidera alors à ajuster votre posture vis-à-vis de votre équipe tout en veillant à la cohésion de celle-ci.

Le coaching d’équipe, quant à lui, vise des objectifs collectifs, comme améliorer la communication au sein de celle-ci ou sa cohésion afin d’en optimiser les performances.

Le coaching professionnel est donc un accompagnement qui permet d’obtenir des résultats ciblés et surtout durables. Si vous vous sentez en difficulté dans l’exercice de vos fonctions de dirigeant ou de manager, n’hésitez plus à vous lancer ! Cela vous permettra assurément d’élargir le champ des possibles…

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Préparation mentale : théorie de l’imagerie

L’imagerie mentale consiste à créer ou à recréer une expérience, une situation, un  comportement, virtuellement, dans sa tête. Si dans le cadre de cet exercice, tous les sens peuvent potentiellement être mobilisés, la visualisation (« je me projette et me vois en action »), demeure la forme d’imagerie mentale la plus couramment utilisée.

Il a en effet été largement démontré que le cerveau ne fait pas de différence entre l’action motrice réelle et l’image mentale de cette même action. Ainsi, visualiser une action ou la réaliser déclenche les mêmes processus au sein du cerveau. Apprendre et stocker des informations dans la mémoire devient alors tout à fait possible par la seule mise en œuvre de l’imagerie mentale.

En quoi consiste précisément l’imagerie mentale ?  Quels prérequis nécessitent sa mise en œuvre ? Quelles techniques déployer et bénéfices en attendre ?

Imagerie mentale ?

Une définition particulièrement complète de l’imagerie mentale est celle empruntée à N. Chevalier dans la Revue des sciences et techniques des activités physiques et sportives :

 « Technique qui réfère à une expérience interne, un processus perceptif conscient d’évocation d’images, propre à l’individu, relié au contexte et à l’expérience, sans la présence de stimulations sensorielles externes.  Elle désigne un processus de représentation relié à des événements passés, présents ou futurs et visant des fonctions de concentration, de mémorisation, d’anticipation, de planification, de résolution de problèmes. Elle joue un rôle de référentiel et d’élaboration, pertinent pour l’apprentissage moteur et la performance motrice »

Objectifs de l’imagerie mentale

S’il est couramment admis que l’imagerie mentale peut activement contribuer :

  • au développement la motivation et de la confiance en soi
  • à  la régulation de l’anxiété
  • à l’élaboration des stratégies d’objectif
  • voir à la réhabilitation des blessures

qu’en est-il  plus particulièrement s’agissant de l’apprentissage moteur et de la performance ?

Apprentissage moteur et performance

Pour l’athlète, le recours à l’imagerie mentale, à l’entrainement, avant ou pendant une compétition, a généralement pour but de faciliter le processus d’apprentissage d’un mouvement, améliorer son exécution ou corriger un aspect technique du geste.

Il est en effet démontré que la fonction cognitive spécifique de l’imagerie mentale facilite l’apprentissage et la performance.

Néanmoins, afin de garantir l’efficacité du processus d’imagerie mentale, il convient de respecter un certains nombres de prérequis.

Entraînement mental et physique

L’imagerie mentale doit être considérée comme un complément à l’entraînement physique et non un substitut. Il a en effet été amplement démontré que la combinaison de l’imagerie mentale et de l’entraînement physique est plus efficace que la pratique physique seule. A l’opposé par contre, l’utilisation de l’imagerie mentale seule n’entraîne généralement pas d’améliorations significatives des effets de l’entraînement physique.

Scripts et scénarii

L’utilisation de scripts ou de scénarii d’imagerie mentale est une procédure bien établie lors de l’application à l’entraînement. Bien que ces directives soient souvent écrites avant d’être données aux athlètes, elles peuvent également être lues directement par le préparateur mental. La nature des instructions et la manière dont elles sont livrées influencent toutefois significativement la portée de l’entraînement mental. Par conséquent, la forme et le contenu des instructions doivent être particulièrement soignés lors de l’élaboration des scripts d’imagerie.

Imagerie Positive versus Imagerie Négative

Il est couramment admis que pour être efficace l’imagerie mentale doit être fondée sur des images positives, c’est-à-dire que l’athlète doit s’imaginer effectuer le mouvement avec succès. Il en est de même en coaching de dirigeant.

En dépit du fait que les athlètes ont fréquemment rapporté que des images mentales négatives affectent leur performance et leur confiance, certains d’entre eux visualisent parfois de manière intentionnelle les pires scénarios afin d’anticiper leur façon de réagir lorsque ceux-ci se produiront. La plus grande prudence demeure néanmoins de mise à ce sujet, compte tenu notamment de la complexité que représente la gestion du contenu des images négatives par les athlètes.

Un tel constat devrait donc inciter les athlètes à améliorer leur capacité d’imagerie positive et/ou à travailler leur capacité à transformer les images négatives en images positives (techniques de Switch).

Eveil et niveau de vigilance

Il est généralement recommandé aux athlètes d’être dans un état de détente lors des séances d’entraînement à l’imagerie mentale. A ce titre, la relaxation peut être utilisée pour limiter les distractions, améliorer la concentration sur les images ou encore réduire les tensions somatiques.

Certains auteurs suggèrent toutefois que la relaxation n’est pas indispensable à l’entraînement en imagerie, et peut même dans une certaine mesure en limiter les bénéfices quand l’objectif ultime est d’améliorer l’apprentissage moteur. Dans ce cas précis en effet, les athlètes doivent atteindre un niveau d’activation proche de celui de la performance réelle.

La relaxation peut alors être un point de départ pour la génération d’images mentales vives mais ne doit toutefois pas être maintenue tout au long de la séance. Ainsi, les athlètes peuvent utiliser la relaxation pour réduire les interférences de distractions, juste avant l’utilisation de l’imagerie, mais doivent demeurer en mesure d’augmenter progressivement leur niveau d’excitation comme ils le feraient au cours de leur performance physique.

Durée et répétitions

En ce qui concerne la durée et le nombre d’essais, les recherches méritent visiblement d’être encore approfondies ; il ne semble pas en effet exister de véritable consensus en la matière.

Ainsi, la durée et le nombre d’essais dépendent de la nature de la tâche et des habiletés à développer. Certains recommandent des séquences de 10 à 15 minutes, soulignant dans ce cas l’importance de la répétition. D’autres ont constaté quant à eux des effets notables de l’imagerie à partir de 20 mn.

Tous s’accordent néanmoins sur le fait que les athlètes ont des difficultés à maintenir leur attention centrée dans le cas de nombreux essais successifs. La fatigue mentale est en effet rapidement atteinte lors des entraînements à l’imagerie, confirmant ainsi que chaque séance doit contenir un nombre d’essais successifs limité. Dans la pratique, une séance composée d’un maximum de 3 séquences de 10 à 15 mn d’imagerie semble constituer une limite à ne pas dépasser.

Equivalence temporelle

La plupart des auteurs s’accordent sur le fait que la vitesse à laquelle un mouvement est mentalement répété doit être en corrélation directe avec son temps réel d’exécution.

Ne pas contrôler la vitesse durant l’imagerie peut ainsi modifier l’exécution technique d’une habileté motrice. Idéalement, l’alternance de séances d’imagerie avec l’entraînement physique reste la meilleure solution afin de préserver l’équivalence temporelle.

Par ailleurs, plusieurs facteurs externes (caractéristiques du mouvement, sa durée, ou les instructions) peuvent perturber la capacité individuelle à préserver les caractéristiques temporelles du mouvement au cours de l’imagerie mentale. En fait, ces facteurs doivent être contrôlés attentivement et régulièrement par le préparateur mental tout au long du processus d’imagerie afin d’éviter toute dérive.

Environnement

Les athlètes pratiquent généralement l’imagerie mentale dans un environnement calme. Cependant, certains modèles expérimentaux récents suggèrent que les avantages peuvent être plus importants lorsque le travail d’imagerie est effectué dans un environnement proche de celui de la compétition. Ces conditions pourraient ainsi faciliter les capacités du sujet à se rappeler et répéter la séquence en lui donnant des feed-back appropriés afin d’imaginer et de ressentir les sensations qui sont corrélées avec l’exécution proprement dite.

Certains suggèrent également de compléter l’imagerie mentale avec des enregistrements vidéo de la performance, allant même jusqu’à suggérer le port, lors des séances d’imagerie, d’une tenue identique à celle utilisée en compétition et ce afin d’obtenir de meilleures représentations du mouvement.

Capacités individuelles

Les capacités individuelles d’imagerie mentale sont déterminantes pour l’efficacité du processus. Outre les capacités propres de visualisation qui doivent être testées et évaluées tout au long de la démarche, il est intéressant de constater que la performance dans la tâche motrice peut bien souvent être prédite par la capacité d’imagerie mentale de l’athlète. Ainsi, de bons « imageurs » seraient plus performants dans l’apprentissage et l’exécution des tâches motrices comparés à ceux qui rencontrent des difficultés dans les exercices de visualisation et de préparation mentale.

De même, le niveau d’expertise doit également être considéré. Ainsi, les athlètes ont plus de difficultés à ressentir un mouvement plutôt qu’à le visualiser au cours des phases d’apprentissage précoces. L’imagerie kinesthésique ne devient en effet bénéfique qu’à partir d’un degré suffisant d’expertise.

Qu’il s’agisse de contribuer activement à l’apprentissage moteur ou à la performance, l’imagerie impose  donc de respecter un certain nombre de règles, gages de son efficacité. De même cette dernière nécessite une mise en œuvre stricte et un programme d’entraînement sur-mesure.

Mise en œuvre de l’imagerie

Les sportifs sont plus ou moins en capacité de créer des images mentales claires et précises. Néanmoins, s’agissant d’une habilité mentale, l’imagerie se travaille et s’entraîne. C’est ainsi notamment par la répétition qu’il est possible de  développer sa capacité  à changer de perspective et  à créer des images vives, contrôlées et exactes.

  1. Techniques de répétition mentale

Différentes approches existent en matière de répétition mentale.

La répétition mentale réelle, est caractérisée par la représentation aussi conforme que possible de la situation imaginée : l’athlète se représente dans les conditions réelles d’exécution et d’environnement, le tout à vitesse réelle

La répétition mentale d’un modèle idéal consiste à évoquer l’image d’un sportif qui exécute parfaitement le geste à réaliser ou la technique à améliorer, en se référant ici par exemple à un champion de référence servant de modèle à la visualisation.

La répétition mentale d’une super-performance permet quant à elle d’accéder mentalement à une technique parfaitement réalisée dans le passé par le sportif en personne.

La répétition mentale de transfert consiste pour l’athlète à évoquer la vision d’une technique réalisée parfaitement, puis à procéder à une transition graduelle jusqu’à ce se voir soi-même compétent dans l’exécution de cette technique qui était antérieurement source de problèmes.

  • Perspectives d’imagerie

Par perspective, il convient d’entendre la position depuis laquelle le travail d’imagerie est effectué. Il est couramment admis l’existence de deux perspectives.

Dans la perspective externe (ou imagerie dissociée), l’athlète évoque une vision externe de lui-même comme s’il regardait un film et comme s’il était spectateur de sa propre performance. Cette perspective fait essentiellement appel à la composante visuelle de l’imagerie qui est intuitivement la plus largement utilisée par les athlètes.

A ce titre d’ailleurs, les entraîneurs suscitent l’utilisation de la perspective externe lorsqu’ils visionnent avec leurs athlètes des enregistrements vidéo de leurs performances. Ceci explique que les athlètes en début de processus d’apprentissage recourent le plus fréquemment à l’imagerie externe qu’à l’imagerie interne.

Dans la perspective interne (ou imagerie associée), l’athlète évoque l’exécution d’une activité, mais vue de l’intérieur de lui-même. Il participe ainsi activement à l’activité imaginée.

  • Propriétés de l’imagerie

Les recherches en imagerie ont permis de dégager trois caractéristiques principales de l’image visuelle à savoir : la vivacité, le contrôle et l’exactitude.

Vivacité

La vivacité de l’image, c’est-à-dire son degré de netteté et de précision est la plus étudiée.

Il s’agit d’une caractéristique subjective, qui ne peut être saisie que par l’individu qui produit l’image. Cependant, quoique subjective, cette estimation par le sujet de la vivacité de l’image est le reflet du degré d’activation de la représentation cognitive. Ce degré d’activation de la représentation visuelle peut notamment être évalué à l’aide de questionnaires d’imagerie.

L’imagerie visuelle n’est toutefois pas la seule forme d’imagerie susceptible de contribuer à l’entraînement mental.

Il convient également en effet de considérer les sensations du mouvement produit par les images kinesthésiques au cours de la répétition mentale. Ainsi, des outils ont été mis au point afin d’évaluer la capacité des individus à se représenter des mouvements, en distinguant la représentation visuelle de l’évocation kinesthésique de ces derniers

Contrôle

La capacité de l’individu à contrôler son activité d’imagerie a également été largement étudiée. Il s’agit en fait de sa capacité à maintenir l’image en état d’activation ou de l’interrompre pour la remplacer par une autre image.

Exactitude

Enfin, une dernière propriété de l’image est l’exactitude avec laquelle elle reflète la situation qu’elle est censée représenter : les distances, les trajectoires, les directions, les mouvements, leurs amplitudes.

L’imagerie représente donc un outil d’aide à la performance particulièrement efficace en matière de préparation mentale.

En dehors de l’acquisition ou du développement d’habiletés motrices,  cette dernière s’avère en effet efficace dans plusieurs circonstances. Régulièrement intégrée  aux routines de performance des sportifs, elle s’avère également particulièrement utile pour la planification des stratégies d’objectif. De même, l’imagerie est souvent utilisée dans le renforcement de la confiance en soi ou lors du travail de reprise suite à une blessure. 

L’élaboration de programmes d’imagerie ajustés implique toutefois d’intégrer un nombre significatifs de paramètres. Il appartient de même au préparateur mental de tenir compte des capacités individuelles d’imagerie de l’athlète pour la définition de ces programmes.

Article extrait du travail de recherche réalisé dans le cadre du Mémoire pour l’obtention du Diplôme Universitaire Coaching et Performance Mentale de l’Université de Bourgogne, présenté et soutenu par Christophe RIOU, le 29/09/2014

Executive Coaching

L’approche REBT, modèle d’accompagnement au changement pour l’Executive Coaching !

Directement inspiré des thérapies du même nom, le coaching cognitivo-comportemental semble constituer un modèle d’accompagnement au changement particulièrement adapté aux spécificités de l’executive coaching.

Dans quelles mesures toutefois les approches cognitivo-comportementales répondent-elles aux impératifs posés par le coaching de dirigeants ?

Plus spécifiquement, quelle est la place du modèle REBT au sein de ces techniques ? Quelle efficacité peut-on en attendre en matière d’accompagnement au changement des dirigeants et managers ?

Approches cognitivo-comportementales et executive coaching

  1.  Le coaching cognitivo-comportemental

Le coaching cognitivo-comportemental (CCC) trouve son origine dans les thérapies du même nom. Ces dernières sont ainsi issues du travail des premiers praticiens en la matière que sont Albert Ellis et Aaron Beck.

Le modèle de Beck est connu sous le nom de thérapie cognitive alors que les travaux d’Ellis sont désignés par l’acronyme REBT : Rational Emotive Behaviour Therapy.

Ces deux modèles sont néanmoins considérés comme étant à l’origine des thérapies comportementales et cognitives (TCC) qui trouvent notamment leurs fondements dans la philosophie stoïcienne.

Les approches cognitivo-comportementales mettent ainsi l’accent sur le fait que notre manière de réagir aux évènements est largement déterminée par notre vision de ces derniers,  plus que par les faits eux-mêmes.

En analysant et reconsidérant certaines de nos croyances les plus pénalisantes, nous pouvons alors développer des points de vue alternatifs ainsi que des comportements plus efficaces.

Les TCC ne décrètent pas toutefois que les problèmes sont uniquement le fruit de  nos seules pensées. Elles admettent en effet que  des évènements extérieurs peuvent aussi intervenir, mais que notre façon de penser en réponse à ces évènements peut tout simplement augmenter notre difficulté à les traiter.

Les TCC s’appuient pour ce faire sur 3 principes de base :

  • En premier lieu, elles considèrent que l’évaluation cognitive des évènements peut impacter les réponses comportementales à ces derniers. Ainsi selon ce principe, la manière d’interpréter la réalité d’une situation ou d’un évènement affecte  notre décision et notre réaction  à ce dernier.
  • Le second principe posé par les TCC est le suivant : les cognitions peuvent être identifiées, contrôlées et modifiées. Les individus peuvent  de ce fait prendre conscience qu’une situation ou un évènement, comme par exemple une erreur professionnelle, peut déclencher un modèle de pensées, tels que l’incompétence, cette prise de conscience permettant auquel cas de contrôler et modifier cette pensée.
  • Enfin le troisième et dernier principe considère que les modifications d’une cognition peuvent à elles seules conduire au désir de changement. Modifier un modèle de pensée en réaction à un évènement peut auquel cas générer à lui seul un changement de comportement.

Le coaching cognitivo-comportemental ou Business Coaching directement inspiré des TCC  représente à ce titre une double voie pour atteindre un but alliant à la fois l’aspect psychologique et l’aspect pratique. L’approche psychologique permet notamment de surmonter les blocages au changement tels que la procrastination, le manque de confiance en soi, l’indécision, la dévalorisation,  alors que l’approche pratique aide le coaché à mettre au point un plan d’action structuré et jalonné d’étapes précises.

Bien souvent en effet les coachés sont en mesure de définir un objectif ambitieux et motivant mais rencontrent bien plus de mal à identifier les différents pré-requis et étapes qui permettront de les mener à cet objectif.

La structure usuelle d’une session de coaching amène à discuter et clarifier les enjeux du coaché, et à définir les objectifs (clair, spécifique, mesurable et atteignable par le coaché), identifier les différentes options de changement et élaborer en conséquence des plans d’actions.

Le coaching cognitivo-comportemental s’inscrit donc dans un processus collaboratif qui permet d’accompagner et guider le coaché.

Cet accompagnement s’appuie notamment sur le questionnement socratique au moyen duquel le coach pose une série de questions au coaché dans le but d’améliorer son « ouverture d’esprit ». La formulation des questions doit ainsi être orientée afin de stimuler l’ouverture d’esprit bien plus que d’obtenir une bonne réponse.

Ainsi, ce qui jusqu’alors était un système de pensées fermé et réduit devient un système flexible en mesure de définir un certain nombre de stratégies orientées vers la recherche de solutions.

Il est de plus possible de considérer que le but ultime du CCC est de permettre à chacun d’accéder à l’autonomie et ainsi de devenir son propre coach.

  • Spécificités de l’approche cognitivo-comportementale appliquée à l’executive coaching

Une des spécificités du coaching et plus particulièrement encore de l’executive coaching est que ce dernier est  largement orienté résultats. A ce titre, la forte orientation résultats qui caractérise les approches cognitivo-comportementales répond donc parfaitement aux impératifs posés par l’executive coaching.

Par ailleurs, les motivations premières pour lesquelles les dirigeants font appel à une démarche de coaching permettent également de penser que les approches cognitivo-comportementales constituent une réponse particulièrement adaptée.

En effet, nombre de dirigeants recherchent à travers cette démarche d’accompagnement à améliorer leurs compétences afin d’élargir leurs responsabilités, améliorer leur leadership ou encore accéder à un nouveau poste.  Dans certains cas encore, les dirigeants souhaitent être coachés afin de résoudre un problème de comportement inadapté qui interfère avec leur vie professionnelle.

Or, l’acquisition de nouvelles compétences destinées tant à faciliter la performance qu’à combattre des comportements inadaptés constituent un des fondements des techniques cognitivo-comportementales.

Dans le même esprit, la spécificité même de la fonction de dirigeant exige le recours à des méthodes adaptées.

Ainsi, la fonction de dirigeant est bien souvent associée à un haut niveau de stress.

Si les facteurs de stress varient largement selon les individus, on retrouve bien souvent  toutefois parmi les facteurs communs rencontrés au travail: l’équilibre vie familiale – vie professionnelle, l’anxiété et la résistance au changement.

A ces derniers s’ajoutent par ailleurs d’autres facteurs de stress plus particulièrement rencontrés chez les dirigeants tels que la procrastination, la difficulté dans la prise de décision, la réaction aux critiques ou la peur de la confrontation. Autant de caractéristiques  en lien avec le style de vie de ces derniers, et bien souvent associées à une personnalité largement caractérisée par l’esprit de compétition,  l’ambition, l’engagement dans le travail, le dépassement des limites, le goût du challenge.

Or il s’avère que les techniques cognitivo-comportementales ont largement démontré leur efficacité en ce qui concerne la gestion du stress et notamment dans le cas d’individus soumis à des hauts niveaux de performance  tels que les athlètes ou les musiciens.

Ainsi en ce qui concerne la gestion du stress et de ses effets qui est un sujet de prédilection rencontré dans le cadre du coaching de dirigeants, les techniques CC semblent donc particulièrement appropriées.

Par ailleurs, les dirigeants présentent rarement la capacité à se forger une véritable opinion de leurs forces et faiblesses au sein de l’organisation. Cette dernière est en effet rarement en mesure de pouvoir leur délivrer un feedback neutre, objectif et dénué de toute désirabilité sociale.

Dans ce cadre, le désir de pouvoir bénéficier d’un feedback constitue une motivation importante pour le dirigeant à engager une démarche d’executive coaching.

Or là encore, il s’avère que la notion de feedback est une notion centrale des orientations cognitivo-comportementales.

Un autre aspect également caractéristique des dirigeants est que ces derniers sont dans une position leur permettant d’influer directement sur le développement des autres au sein de l’organisation. Il est ainsi concevable qu’une part importante de leur impact sur les performances de l’organisation réside dans la qualité des relations qu’ils nourrissent avec leurs collaborateurs.

Dans ce cadre, un des avantages du coaching CC est que les techniques employées sont transparentes, facilement compréhensibles et assimilables comparées à d’autres approches. Elles peuvent de ce fait être facilement appliquées par les dirigeants dans le cadre des relations qu’ils entretiennent avec leur entourage professionnel au sein de l’organisation.

Ainsi les dirigeants ayant bénéficié d’un coaching CC afin de développer leurs propres compétences se retrouvent généralement en position favorable afin d’appliquer les principes de bases des techniques CC dans le cadre de leur relation avec leurs collaborateurs.

Le CCC semble donc particulièrement adapté à l’executive coaching.

Executive Coaching RETC

Executive coaching et REBT

1- Place du modèle REBT au sein des approches cognitivo-comportementales

Comme vu précédemment, Albert Ellis, auteur du modèle REBT, représente l’un des pères des thérapies cognitivo-comportementales. Dès les années 60, il étudie ainsi, dans le cadre de la thérapie émotivo-rationnelle qu’il a mise au point, les systèmes de croyances irrationnelles des patients en vue de les modifier.

Il propose pour ce faire une approche pragmatique de restructuration cognitive par étapes selon un système qu’il résume par les lettres A, B, C, D, E.

A (activation des croyances par un évènement) : tout d’abord sont isolées les situations qui activent les systèmes de croyance.

B (systèmes de croyances irrationnelles) : ensuite sont déterminées les systèmes de croyances irrationnelles mis en jeux.

C (conséquences comportementales et cognitives) : ces systèmes de croyances irrationnelles constituent les réponses internes aux évènements et donnent lieu à des pensées, des sentiments et des comportements limitants.

D (modification des croyances) : le thérapeute (ou le coach) aide le patient à corriger son système de croyances irrationnelles

E : le résultat est la mise en place d’une réponse rationnelle qui devient ainsi plus acceptable et satisfaisante pour le sujet.

Ainsi selon Ellis, ce qui entrave bien souvent le développement du coaché sont les pensées et/ou croyances limitantes (ex : Je ne peux me permettre aucune erreur), les comportements contre-productifs (ex : indécision) ainsi que les émotions polluantes (ex : anxiété prolongée).

Le modèle REBT permet alors au sujet d’identifier, analyser et modifier certaines de ses pensées et croyances, de développer des comportements productifs et de devenir plus compétent en ce qui concerne la gestion de ses émotions.

A ce titre et en particulier dans le cadre d’une démarche de coaching, un des objectif principal du modèle REBT est de faire en sorte que le coaché devienne son propre coach afin d’aborder dans les meilleures conditions les challenges présents et à venir.

2- Adaptation de l’approche REBT  à l’executive coaching

La facilité de compréhension et d’appropriation du modèle REBT ainsi que son efficacité pour la résolution de problèmes professionnels en font en effet un outil de choix pour l’executive coaching. Dans quelles situations d’executive coaching le recours au modèle REBT s’avère toutefois particulièrement adapté ?

La plupart des problèmes professionnels rencontrés nécessitent le changement et sont donc générateurs d’émotions.  A ce titre, l’utilisation de la méthode REBT permet alors aux dirigeants de prendre conscience de ce qu’ils se racontent lorsqu’ils ont à faire face à un  problème générant chez eux de fortes émotions.

Dans ce cadre, et ce depuis une vingtaine d’années désormais, l’approche REBT d’Albert Ellis est en effet considérée comme potentiellement intéressante et efficace dans le cadre de l’executive coaching.

Ellis lui-même était convaincu que le processus REBT pouvait s’avérer particulièrement efficace pour les dirigeants. Ils les considérait en effet comme une population ouverte à la nouveauté et engagée à initier et favoriser le changement au sein des organisations avec pour ce faire la recherche permanente de méthodes permettant d’améliorer l’efficacité et la performance. Toujours selon Ellis, les dirigeants sont mus par de puissantes émotions, incluant un fort désir de succès et de réussite, la passion du leadership et le besoin d’atteindre des objectifs organisationnels.

Par ailleurs, l’approche REBT est particulièrement adaptée aux organisations car elle permet de prévenir les phénomènes d’amplification émotionnelle et demeure qui plus est orientée résultat à court terme. Le processus REBT permet en effet d’augmenter la capacité de raisonnement rationnel du dirigeant l’amenant ainsi à remplacer  chacune de ses pensées irrationnelles pouvant avoir un effet néfaste sur sa performance.

De même Ellis soutient qu’un des bénéfices secondaires du processus REBT est la réduction de la rigidité mentale et l’augmentation en conséquence de la flexibilité de pensée, cela pouvant auquel cas devenir un véritable atout pour le dirigeant.

Il est coutume de reconnaître qu’un certain nombre d’objectifs spécifiques du coaching est d’élargir la gamme de comportements du dirigeant, d’améliorer sa flexibilité et sa performance, de développer sa conscience sociale et psychologique, d’augmenter sa tolérance à la frustration et lui apporter des compétences relatives à la gestion du stress. Compte tenu des fondements même du modèle REBT, il apparait donc que l’application des principes de bases de cette approche thérapeutique permet de répondre à nombre de ces objectifs.

L’approche REBT est issue de l’objectif d’Ellis de comprendre quelles caractéristiques principales de la personnalité conduisent les individus à développer certains modèles comportementaux. Le modèle REBT considère ainsi que la personnalité est plus particulièrement définie par la manière dont les individus interprètent et réagissent à leur environnement. Il soutient ainsi que les émotions individuelles et les comportements sont déterminés par notre propre interprétation des évènements et non par les évènements eux-mêmes. Cette interprétation est ainsi déterminée par notre propre système de croyances. Les comportements sont donc la conséquence de notre système individuel de croyances. Ellis avance que ce système de croyances est à la fois formé par les histoires internes entre rationnel et irrationnel et par les influences sociales qui endoctrinent l’individu dès son plus jeune âge. Ainsi le système de croyances contient de nombreuses pensées irrationnelles telles que les décrit Ellis.

Certaines d’entre-elles sont bien souvent automatiques. De plus, elles tendent à être simplificatrices,  absolues et dramatisantes.

Dans le cadre de l’utilisation du modèle ABCDE en coaching, le terme de croyance irrationnelle est modifié afin d’éviter la connotation négative que pourrait évoquer ce terme pour les dirigeants qui pourraient alors se sentir remis en cause en étant considérés comme des penseurs irrationnels !

Il est ainsi judicieux de désigner plus positivement les  croyances irrationnelles comme « irréalistes».

Lorsque l’on coache en référence au modèle REBT, les croyances individuelles explicites ou implicites deviennent ainsi les leviers du changement. Plus clairement le coach travaille alors avec le dirigeant à identifier et disputer des croyances irréalistes qui impactent négativement sa performance. Il utilise pour ce faire le modèle ABCDE d’Ellis.

Evaluation de l’approche REBT dans le cadre de l’executive coaching

Si l’efficacité des techniques cognitivo-comportementales a été largement étudiée dans le champ clinique, il n’existe en revanche que peu d’études concernant l’efficacité de ces techniques et en particulier de l’approche REBT dans le cadre d’applications non cliniques dans l’univers des affaires et le monde de l’entreprise.

1- Evaluation des approches cognitives en coaching

Concernant les approches cognitivo-comportementales, Grant (2001) a démontré que leurs effets combinés sur des étudiants en comptabilité se sont traduits par une amélioration significative de leurs résultats.

Le CCC qui est notamment enseigné aux éducateurs et enseignants  recourt ainsi à la métacognition pour améliorer les capacités d’apprentissage, la prise de décision et la résolution de problème.

Dans le monde de l’executive coaching, en aidant les dirigeants à identifier leurs pensées idiosyncratiques et à utiliser la raison et la confrontation à la réalité afin de les modifier, le CCC apprend alors à ces derniers à penser au sujet de leurs pensées (ce qui est autrement appelé la métacognition) et ce en des termes plus équilibrés et selon des modes adaptatifs.

Grant (2001) conclut alors que les approches cognitivo-comportementales appliquées au coaching permettent simultanément d’améliorer la performance et le bien être, à savoir notamment la diminution du stress des coachés.

Libri et Kemp (2006) ont tenté pour leur part d’évaluer les effets des approches CC dans le cadre de l’executive coaching, étudiant pour ce faire leur efficacité sur un directeur financier australien de 30 ans.

Compte-tenu du fait que cette étude n’ait concerné qu’un seul cas et une seule série de mesures, cette dernière ne présente pas de résultats statistiquement représentatifs. Néanmoins, l’analyse de l’évolution des différents indicateurs de performance du dirigeant au cours de la période d’étude ont permis de constater une amélioration significative de ces derniers.

Libri et Kemp en ont alors conclu que tout executive coach souhaitant améliorer les performances et le bien être de ses coachés devait sérieusement envisager d’introduire des techniques cognitivo-comportementales dans leur programme d’accompagnement.

2- Evaluation de l’approche REBT

Concernant le modèle REBT, bien que ce dernier ait été développé à des fins thérapeutiques dans  le champ de la psychologie clinique, son approche directe et pragmatique afin d’améliorer la performance en fait toutefois une technique particulièrement adaptée ou monde de l’entreprise et en particulier à l’executive coaching.

Ainsi, l’approche REBT est exclusivement centrée sur l’ici et le maintenant, et ne s’attache nullement à tenter de rechercher dans le passé les origines des faits présents. Par ailleurs, le processus REBT est simple, logique et orienté résultats raisons pour laquelle il résonne particulièrement chez les dirigeants.

De même, en plus de contribuer à résoudre les problèmes présents, l’approche REBT permet au dirigeant d’acquérir des outils efficaces auto-administrés qu’il  pourra judicieusement réutiliser pour prévenir ou résoudre des problèmes futurs.

Des exercices intersession (mise en situation, confrontation) sur le modèle des plans d’actions familiers au monde de l’entreprise, font également partie intégrante de l’approche REBT et engagent les dirigeants sur la dynamique du changement.

De même, le processus REBT permet un feedback immédiat, direct et objectif auquel les dirigeants sont particulièrement sensibles.

Par ailleurs, l’approche REBT est orientée sur les pensées et l’action et non seulement sur les sentiments, notion qui plus est difficilement abordée dans le monde de l’entreprise et plus encore par les dirigeants.

Un autre point fort présenté par le modèle REBT est que celui-ci est largement concentré sur le comment changer plutôt que sur le que changer. Or si les dirigeants savent bien souvent très clairement ce qu’il convient de changer dans leur comportement ou leur organisation, ils rencontrent par contre beaucoup plus de difficulté à définir le comment arriver à gérer ce changement (Ellis 1972).

Enfin l’approche REBT permet d’apporter rapidement des résultats concrets, le dirigeant pouvant ainsi expérimenter et s’engager dès les premières sessions sur la voie du changement.

Le modèle REBT d’Albert Ellis occupe donc une place de choix au sein des démarches de coaching cognitivo-comportemental inspirées des thérapies du même nom.

Sa forte orientation résultats, le feed-back qu’il assure au coaché, la logique d’auto-apprentissage qu’il implique et l’autonomie à laquelle il permet d’accéder en font ainsi un outil particulièrement adapté à l’executive coaching.

Son approche directe et pragmatique afin d’améliorer la performance permet d’apporter rapidement des résultats concrets, d’engager et accompagner le dirigeant sur la voie du changement.

Article extrait du travail de recherche réalisé dans la cadre du Mémoire pour l’obtention du Diplôme Universitaire Executive Coaching de l’Université de Cergy-Pontoise, présenté et soutenu publiquement par Christophe RIOU, le 07/09/2011